Biographie


Je suis né le 26 mai 1985 à Toulouse. Mais c’est à Juzet-d’Izaut, dans le Comminges, à cent kilomètres au sud de Toulouse, que se trouve mon berceau familial. Là où mon grand-père Fernand a posé ses valises en 1950 après qu’il a quitté l’Italie et rencontré Marinette, ma grand-mère. J’ai grandi au sein d’une famille très soudée, comme c’est toujours le cas aujourd’hui.
J’ai toujours été sportif et c’est au judo que j’ai pris ma première licence. Au début, je préférais les sports individuels aux collectifs, même si, pour les uns comme pour les autres, il y a toujours une équipe derrière. Un peu avant mes 18 ans, je me suis engagé au 126e Régiment d’infanterie de Brive-la-Gaillarde où on m’a inculqué des valeurs de courage, de solidarité… qui m’ont métamorphosé ! Après avoir quitté l’armée, j’ai naturellement suivi les traces de mon grand-père et de mon père, Jean-Claude, en « m’engageant » cette fois-ci à… la SNCF, à Toulouse.
Mais la compétition me manquait. C’est en galopant que je suis passé un jour devant le stade Buffebiau de Castelginest où s’entraînaient les rugbymen du RC XV. La curiosité aidant, j’ai fini par endosser le maillot de talonneur et je suis donc devenu rugbyman. Sans me douter que ce choix allait changer le cours de mon existence. Le 7 février 2010, lors d’un déplacement du RC XV à Labarthe-sur-Lèze, au sud de Toulouse, après une entrée en mêlée cafouillée, au bout d’un quart d’heure de jeu, je suis resté au sol, moelle épinière sectionnée. Je venais de basculer dans le monde des tétraplégiques. Mais, quand d’autres plient le plus souvent, je suis parvenu à me servir de mon handicap pour – grâce à l’amour de ma famille et une volonté farouche de ne pas me laisser abattre – « m’offrir » une autre manière de considérer mon existence.
 
En 2015, grâce à la plume de Philippe Motta, j’ai apporté mon témoignage dans un livre plein d’espoir, « Tony Moggio – Talonneur brisé ». J’y ai retracé mon parcours, raconté ma reconstruction et parlé de ma vie toute neuve, celle du bonheur. Un message très positif pour toutes celles et tous ceux qui sont dans le désespoir. Puis je me suis lancé des défis, histoire de montrer que je suis toujours vivant et bien vivant. Depuis Montberon, où je vis, près de Toulouse, entouré de mon épouse, Marie, de mes parents, Dominique et Jean-Claude, de ma sœur, Céline, et de ma filleule, Ornella, je raconte, via les réseaux sociaux, mon quotidien et mes « rêves ». Afin de montrer que je suis toujours le même et que le handicap est tout sauf un frein à la vie. J’avais aussi besoin de transmettre un message et de faire taire les préjugés !
 
Porté par une énergie nouvelle et convaincu d’être un miraculé, j’ai créé mon entreprise. Et véhiculé mon témoignage à travers la France entière, à l’occasion de conférences où j’ai fait part de mon expérience afin d’apporter un regard neuf sur le handicap, le sport, le dépassement de soi et le rapport patient-soignant.
Puis l’envie de me lancer dans une nouvelle aventure m’a repris « J’éprouvais le besoin de retrouver mes sensations de sportif et démontrer que, même avec un gros handicap, on peut devenir un sportif de haut niveau. »
Le jeudi 13 juin 2019, entouré de ma « Dream Team », j’ai ainsi réussi l’exploit de traverser à la nage le golfe de Saint-Tropez, à la seule force de mes bras. Un défi que je m’étais fixé quelques mois plus tôt, que j’espérais accomplir en quatre heures et cinq minutes et que j’ai relevé en trois heures et cinq minutes. Depuis, je me suis mué en conférencier, sollicitant tout ce que la France compte de médias et d’instances pour raconter mon histoire. Après « Talonneur brisé », j’ai voulu exprimer à travers un nouvel ouvrage, paru en février 2020 : « Les accidents dans le rugby – Ma vérité », avec la complicité de Bruno Fabioux, ma vision des dangers du rugby actuel.
Aujourd’hui, je m’investis aussi pour mon association, « Tous pour Tous », créée en octobre 2018 et qui a pour but la promotion de l’insertion des personnes à mobilité réduite dans le but de donner une visibilité accrue aux personnes handicapées.
Je ne vous surprendrai pas en vous promettant que j’ai encore d’autres projets en tête. J’aime cumuler les « casquettes » et prendre des chemins sinueux où personne ne m’attend !
Oui, il y aura une suite à toutes les expériences déjà vécues…
 
Tony Moggio

Tony Moggio, un sportif entouré


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